CINQ ANS D’INÉLIGIBILITÉ REQUIS CONTRE MARINE LEPEN

Dans son édition du mercredi 4 février 2026, La Nouvelle République consacre un article majeur à la procédure judiciaire visant Marine Le Pen. Le quotidien revient sur les réquisitions prononcées en appel par le parquet général dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, devenu Rassemblement national.

La justice requiert notamment quatre ans de prison, dont deux avec sursis, 100 000 euros d’amende et surtout cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire à l’encontre de l’ancienne présidente du RN. Si la cour d’appel suit ces réquisitions, dont la décision est attendue à l’été 2026, Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter à l’élection présidentielle de 2027.

L’article rappelle que cette affaire porte sur un système de détournement de fonds publics européens, mis en place sur plusieurs années, afin de financer le fonctionnement du parti. Selon l’accusation, des assistants parlementaires européens auraient en réalité travaillé pour le parti en France. Le parquet insiste sur la structuration et la professionnalisation de ce système, qualifié d’« artisanal » à ses débuts, mais organisé et durable.

Marine Le Pen conteste fermement ces accusations, dénonçant une procédure politisée et affirmant qu’il ne s’agit pas d’une condamnation mais de simples réquisitions. L’article souligne également que plusieurs autres responsables ou anciens cadres du parti sont concernés par des demandes de peines similaires.

Enfin, La Nouvelle République met en perspective les enjeux politiques majeurs de cette décision judiciaire, qui pourrait rebattre les cartes à l’extrême droite française à l’approche de la prochaine présidentielle, tout en rappelant que la décision finale appartient à la cour.