« La fonderie d’Abilly disparaît » – La Nouvelle République, 10 février 2026

La fonderie d’Abilly, située en Indre-et-Loire, a définitivement cessé son activité après près de deux siècles d’existence. Placée en liquidation judiciaire début janvier 2026, l’entreprise n’a pas trouvé de repreneur et a fermé ses portes à la fin de la semaine précédente. Elle employait encore une quinzaine de salariés.
Le site industriel, d’une surface d’environ 10 000 m², est désormais silencieux. Les premières machines ont commencé à être évacuées, marquant la fin concrète de l’activité. À la tête de la fonderie depuis 2018, Arnaud Hermant exprime une profonde amertume face à cette fermeture, malgré ses efforts pour maintenir l’entreprise à flot.
La fonderie produisait des pièces techniques de haute précision, destinées notamment à l’industrie pharmaceutique, au secteur du luxe, au carton ou au verre. Ce savoir-faire spécifique, reconnu mais exigeant, nécessitait une main-d’œuvre qualifiée et adaptable. L’entreprise avait également une dimension sociale forte, employant des profils variés, parfois éloignés de l’emploi.
Avec cette disparition, c’est un savoir-faire industriel local qui s’éteint, ainsi qu’un maillon important de la chaîne industrielle régionale. La fermeture affecte aussi l’économie locale et met fin à une activité qui faisait vivre jusqu’à une trentaine de familles, en incluant les emplois indirects.
Concernant l’avenir du site, aucune décision immédiate n’est prise. Une vente aux enchères des équipements est prévue, et une réflexion est engagée sur une éventuelle reconversion du lieu. Toutefois, le maire d’Abilly reste prudent, notamment en raison des contraintes liées à la dépollution du site.
En conclusion, l’article souligne que la disparition de la fonderie d’Abilly représente à la fois une perte économique, sociale et patrimoniale, et constitue un symbole du recul progressif de certaines industries traditionnelles en France.