Une place devenue envahissante.

Comment expliquer qu’un journal quotidien contienne aujourd’hui autant de pages de publicités ? En feuilletant récemment « La Nouvelle République du Centre Ouest », j’en ai compté pas moins de dix, dont certaines occupent des pages entières. Une proportion qui interpelle… et qui, à mes yeux, devient difficilement acceptable.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que je constate cette pratique. Au fil des années, la place accordée à la publicité semble avoir considérablement augmenté, allant jusqu’à doubler, voire tripler. Résultat : une part non négligeable du journal est désormais dédiée à des contenus commerciaux, au détriment de l’information.
Par ailleurs, le prix du journal papier n’a cessé d’augmenter. Avec un abonnement mensuel avoisinant les 38 €, cela représente un budget conséquent. On est donc en droit d’attendre un contenu éditorial riche et prioritaire, plutôt qu’une accumulation de pages publicitaires. Car ces dix pages – oui, dix ! – occupent un espace important, réduisant d’autant la place accordée aux actualités essentielles.
On peut également s’interroger sur le coût d’impression de ces pages supplémentaires. Il est probable que celui-ci soit répercuté, au moins en partie, sur le lecteur, ce qui renforce le sentiment de payer davantage pour moins d’information.
Conclusion :
La publicité fait certes partie du modèle économique de la presse, mais son omniprésence finit par nuire à l’équilibre du journal. À vouloir trop en faire, on risque de détourner les lecteurs fidèles, qui attendent avant tout un contenu informatif de qualité. Il serait souhaitable de retrouver une juste mesure, afin de préserver l’intérêt et la crédibilité du journal.