L’ÉCUREUIL DE MONTREAL


L’écureuil de Montréal : gris, brun… ou noir ?

Nous connaissons tous, pour en avoir aperçu au moins une fois, ce petit écureuil blotti dans un arbre ou courant d’une branche à l’autre. Dans notre imaginaire, on le représente souvent avec un joli pelage brun ou roux.

Et pourtant, en découvrant celui-ci à Montréal, j’ai appris quelque chose de surprenant : l’écureuil que l’on rencontre très fréquemment dans cette ville est l’écureuil gris de l’Est (Sciurus carolinensis).

Originaire de l’est de l’Amérique du Nord, il est aujourd’hui très présent dans les villes canadiennes et américaines. À Montréal, il fait véritablement partie du paysage urbain : on le rencontre dans les parcs, les jardins, les ruelles arborées et jusque dans les quartiers résidentiels.

Un écureuil qui n’est pas forcément gris

Malgré son nom, l’écureuil gris de l’Est peut présenter différentes couleurs de pelage. Certains individus sont gris argenté ou brunâtre, tandis que d’autres sont presque entièrement noirs, comme celui que l’on voit sur cette photo.

Cette coloration noire correspond à une forme appelée mélanisme : une variation génétique qui entraîne une production plus importante de mélanine, le pigment responsable de la couleur sombre du pelage.

Le contraste est d’ailleurs assez spectaculaire entre son corps sombre, son ventre plus clair et cette énorme queue particulièrement fournie.

Un véritable acrobate urbain

Avec son corps agile, ses longues griffes et sa grande queue touffue qui l’aide notamment à garder son équilibre, l’écureuil gris est parfaitement adapté à la vie dans les arbres.

Il est diurne et passe une grande partie de son temps à chercher sa nourriture. Son alimentation est principalement composée de noix, de graines, de fruits, de bourgeons et d’autres végétaux. En milieu urbain, il peut également profiter de certaines sources de nourriture laissées à sa disposition, volontairement ou non, par les humains.

À l’approche de l’hiver, il adopte une stratégie particulièrement intéressante : il enfouit une partie de ses réserves dans le sol, notamment des noix et des graines, puis revient les chercher lorsque la nourriture se fait plus rare.

Un habitant bien installé à Montréal

Très à l’aise dans les environnements urbains, l’écureuil gris de l’Est a su profiter de la présence abondante d’arbres, de jardins et d’espaces verts. Il est aujourd’hui devenu un animal familier des Montréalais.

Celui de la photo semble d’ailleurs parfaitement à son aise, installé sur cette rambarde, face à l’objectif… comme s’il avait l’habitude de poser pour les visiteurs !

Comme quoi, même un animal que l’on croit connaître peut encore nous surprendre.

Et à Montréal, l’écureuil que l’on imagine gris peut très bien être… noir ! 🐿️